Lorsque la Deuxième Guerre mondiale a laissé d’innombrables orphelins dans son sillage, un homme d’affaires suisse a relevé le défi. Jean André était alors, avec son frère, à la tête du principal importateur de céréales de son pays. Il a amené un premier groupe de 120 enfants allemands traumatisés par la guerre en Suisse. La moitié d’entre eux a été logée à Jura-Rosaly, un ancien hôtel du Jura suisse qui est par la suite devenu propriété de la fondation, l’autre moitié dans des familles d’un village voisin. Ces enfants ont été nourris correctement, soignés et entourés d’affection, pour ensuite retourner dans leurs villages. Prenant très à cœur cette œuvre parallèlement à ses grandes responsabilités, Jean André a organisé d’autres convois de petits Allemands. Par la suite, ce travail s’est étendu ailleurs en Europe: France, Grèce, Espagne, Grande-Bretagne, etc.

Dans les années 70, Jean André a également acquis un parc à quelques encablures de Buenos Aires, Argentine, pour permettre aux enfants d’échapper de temps à autre à l’étouffement de la capitale argentine. Puis dans les années 80 et 90, des relations ont été nouées avec des personnalités qui partageaient le même souci des enfants en Orient et en Europe de l’Est. Des enfants russes ou libanais marqués par la guerre sont également venus en Suisse pour des camps. Mais l’ouverture de bureaux à Beyrouth et à Moscou a modifié les méthodes de travail: désormais, les camps et autres clubs hebdomadaires sont organisés directement dans les différents pays.